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Postdischarge thromboprophylaxis and mortality risk after hip- or knee-replacement surgery
Elham Rahme PhD, Kaberi Dasgupta MD MSc, Mark Burman MD, Hongjun Yin PhD, Sasha Bernatsky MD Phd, Greg Berry MD, Hacene Nedjar MSc, Susan R. Kahn MD MSc
Contexte : Les patients qui subissent une arthroplastie de la hanche ou du genou sont exposés à un risque élevé de thromboembolie veineuse postopératoire même après avoir reçu leur congé de l’hôpital. Nous avons cherché à cerner les caractéristiques propres aux hôpitaux et aux patients relativement à l’administration d’un traitement thromboprophylactique après le congé de l’hôpital et à comparer le risque de mortalité à court terme parmi les sujets selon qu’ils avaient ou non reçu la thromboprophylaxie.
Méthodes : Nous avons effectué une étude de cohorte rétrospective à partir des sommaires de congé, des données de facturation des médecins, des réclamations de remboursement de médicaments et des dossiers démographiques à l’échelle du système entier. Nous avons inclus les patients âgés de 65 ans et plus qui avaient subi une arthroplastie de la hanche ou du genou et qui repartaient à domicile après leur congé.
Résultats : En tout, nous avons inclus 10 744 patients. Parmi eux, 7 058 avaient été opérés pour la hanche et 3 686, pour le genou. L’âge moyen était de 75,4 ans (écart-type ET 6,8 ans) et 38 % étaient des hommes. En tout, 2 059 patients (19 %) ont quitté avec un traitement thromboprophylactique. Les patients qui ont reçu leur congé de centres hospitaliers universitaires étaient moins susceptibles de recevoir une thromboprophylaxie après leur congé que les patients qui quittaient les hôpitaux régionaux (rapport de cotes RC 0,89, intervalle de confiance IC à 95 %, 0,80–1,00). Les patients étaient moins susceptibles de recevoir une thromboprophylaxie après leur départ de l'hôpital si leur séjour hospitalier avait été plus long (15–30 jours c. 1–7 jours, RC 0,69, IC à 95 %, 0,59-0,81), et également s’ils avaient reçu une prothèse de la hanche (plutôt que du genou), s’ils souffraient d’arthrose, d’insuffisance cardiaque, de fibrillation auriculaire ou d’hypertension, si leurs revenus étaient plus élevés (c. faibles) ou s’ils avaient été traités dans des hôpitaux dont le volume d’interventions était moyen (69–116 prothèses de la hanche et du genou par année). En tout, 223 patients (2 %) sont décédés dans les 3 mois suivant leur congé. Le risque de mortalité à court terme était plus faible chez les patients qui quittaient l’hôpital avec un traitement thromboprophylactique (risque relatif RR 0,34, IC à 95 %, 0,20–0,57).
Interprétation : Moins d'un patient âgé sur cinq ayant reçu l'autorisation de retourner à domicile après une arthroplastie de la hanche ou du genou avait reçu une thromboprophylaxie après son congé. On a noté une baisse de la mortalité à court terme chez les sujets qui prenaient ce type de médicaments. Les avantages de la thromboprophylaxie après le congé chez cette population et les obstacles à la thromboprophylaxie méritent de faire l’objet d’études plus approfondies.
Affiliations : From the Department of Medicine (Rahme, Dasgupta, Bernatsky, Kahn), McGill University; the Division of Clinical Epidemiology (Dasgupta, Bernatsky, Nedjar), Research Institute, McGill University Health Centre; the Department of Surgery (Burman, Berry), Division of Orthopedic Surgery, McGill University Health Centre; the Centre for Clinical Epidemiology and Community Studies (Kahn), Jewish General Hospital, Montréal, Que.; and the Institute for Health Research and Policy (Yin), the University of Illinois at Chicago, Chicago, Ill.
Correspondance : Dr Elham Rahme, Division of Clinical Epidemiology, McGill University Health Centre, 687 Pine Ave. W, V Building, Montréal QC H3A 1A1; fax 514 934-8293; elham.rahme{at}mcgill.ca
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