© 2010 Canadian Medical Association or its licensors
All editorial matter in CMAJ represents the opinions of the authors and not necessarily those of the Canadian Medical Association.
This Article
Right arrow Abstract
Right arrow Full Text
Right arrow Submit a response
Services
Right arrow Email this article to a friend
Right arrow Alert me to new issues of the journal
Erythropoietin-receptor agonists in critically ill patients: a meta-analysis of randomized controlled trials
CMAJ Zarychanski et al. 177: 725

Résumé

Recherche

Erythropoietin-receptor agonists in critically ill patients: a meta-analysis of randomized controlled trials

Ryan Zarychanski MD, Alexis F. Turgeon MD MSc, Lauralyn McIntyre MD MHSc, Dean A. Fergusson MHA PhD

Department of Epidemiology and Community Medicine (Zarychanski, McInytre, Fergusson), University of Ottawa; Ottawa Health Research Institute (Zarychanski, McIntyre, Fergusson), The Ottawa Hospital, Ottawa, Ont.; le Centre Hospitalier Affilié Universitaire de Québec Research Center, Department of Anesthesia and the Division of Critical Care Medicine (Turgeon), Laval University, Québec City, Que.

Correspondance : Dr  Ryan Zarychanski, Ottawa Health Research Institute, 501 Smyth Rd., Ottawa ON  K1H 8L6; ryan{at}zarychanski.com

Introduction : L’anémie nécessitant des transfusions de globules rouges sanguins est fréquente chez les patients admis à l’unité des soins intensifs.  L’érythropoïétine a été utilisée pour diminuer l’incidence de transfusions sanguines dans cette population, sans toutefois que sa capacité à améliorer les issues cliniques significatives soit connue. Nous avons donc évalué l’effet des agonistes des récepteurs de l’érythropoïétine sur des issues cliniques importantes telles que la mortalité, la durée du séjour à l’hôpital, la durée de séjour à l’unité des soins intensifs, la durée de la ventilation mécanique, les besoins  transfusionels ainsi que les effets indésirables importants.

Méthodes : Pour identifier les études pertinentes, nous avons effectué une recherche dans les bases électroniques portant sur la période de 1950 à 2007 (MEDLINE, EMBASE, le registre central Cochrane des études contrôlées et la base de données Scopus). Nous avons également effectué une recherche des résumés de conférence de sociétés médicales pertinentes et dans des sources de littérature grise. Nous avons sélectionné toutes les études contrôlées randomisées portant sur des patients admis à l’unité des soins intensifs et au cours desquelles un agoniste des récepteurs de l’érythropoïétine était comparé à un placebo ou à l’absence d’intervention. Nous n’avons tenu compte d’aucune restriction linguistique. Nous avons extrait les données au moyen d’un formulaire de cueillette de données normalisé. Nous avons utilisé un modèle à effets fixes pour l’analyse des mesures sommaires des effets de traitement.

Résultats : Parmi 673 références bibliographiques identifiées, 9 études portant sur l’érythropoïétine alpha ont satisfait  aux critères d’admissibilité et ont été incluses dans notre analyse. L’érythropoïétine n’a démontré aucun effet statistiquement significatif sur la mortalité (coefficient de probabilité CP 0,86; intervalle de confiance à 95 % IC, 0,71–1,05; I2 = 0 %) lorsque comparée au placebo ou à l’absence d’intervention. La durée du séjour à l’hôpital ou à l’unité des soins intensifs, ainsi que la durée de la ventilation mécanique, était comparable entre les deux groupes dans les trois études ayant évalué ces issues cliniques.

Comparativement au placebo, l’érythropoïétine a réduit considérablement le risque pour un patient de recevoir au moins une transfusion (CP 0,73; IC à 95 %, 0,64–0,84; I2 = 54,7 %) ainsi que le nombre moyen d’unités de sang transfusées par patient (IC à 95 %, 0,10–0,74; I2 = 79,2 %). La plupart des études incluses ont été réalisées avant l’adoption généralisée d’une stratégie de restriction des transfusions sanguines. Une seule étude a présenté une description détaillée des effets indésirables et aucune n’a évalué la présence de maladie thromboembolique veineuse de façon systématique chez l’ensemble des patients.

Interprétation : Étant donné la faible réduction du nombre de transfusions de globules rouges sanguins par patient, ainsi que l’insuffisance de données probantes quant à l’effet de cette intervention sur les issues cliniques importantes et la présence d’un risque acceptable pour les patients, nous ne recommandons pas l’utilisation routine des agonistes des récepteurs de l’érythropoïétine chez les patients admis à l’unité des soins intensifs.





This Article
Right arrow Abstract
Right arrow Full Text
Right arrow Submit a response
Services
Right arrow Email this article to a friend
Right arrow Alert me to new issues of the journal