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Recherche
Prevalence of HIV and hepatitis C virus infections among inmates of Quebec provincial prisons
Céline Poulin MSc, Michel Alary MD PhD, Gilles Lambert MD, Gaston Godin PhD, Suzanne Landry MA, Hélène Gagnon MA, Éric Demers MSc, Elena Morarescu MD MSc, Jean Rochefort MSc, Christiane Claessens MSc
De l’Unité de recherche en santé des populations (Poulin, Alary, Godin, Landry, Demers, Morarescu), Centre hospitalier affilié universitaire de Québec; Département de médecine sociale et préventive (Alary), Université Laval, Québec; l’Institut national de santé publique du Québec (Alary, Lambert, Rochefort, Claessens), Québec et Montréal; Direction régionale de santé publique de Montréal-Centre (Lambert), Montréal; Chaire de recherche du Canada sur les comportements et la santé (Godin), Université Laval, Québec; Faculté des sciences infirmières (Godin, Gagnon), Université Laval, Québec; Laboratoire de Santé publique du Québec (Rochefort, Claessens), Sainte-Anne-de-Bellevue, Que.
Correspondance : Dr Michel Alary, Unité de recherche en santé des populations, Centre hospitalier affilié universitaire de Québec, 1050 chemin Ste-Foy, Québec QC G1S 4L8
Contexte : Déterminer la prévalence des infections par le VIH et le virus de l’hépatite C (VHC) et examiner les facteurs de risque de ces infections chez les détenus des prisons provinciales du Québec.
Méthodes : Des données transversales anonymes ont été recueillies de janvier à juin 2003 pour les hommes (n = 1357) et les femmes (n = 250) qui ont accepté de participer à l’étude et qui ont rempli un questionnaire autoadministré et fourni des échantillons de salive.
Résultats : La prévalence de l’infection par le VIH était de 2,3 % chez participants masculins et de 8,8 % chez les participantes. Les prévalences correspondantes pour l’infection au VHC étaient de 16,6 % et de 29,2 %, respectivement. Le facteur de risque le plus important était l’utilisation de drogues injectables. La prévalence de l’infection par le VIH était de 7,2 % chez les utilisateurs de drogues injectables de sexe masculin et de 0,5 % chez les non-utilisateurs de sexe masculin. Chez les femmes, le taux était de 20,6 % chez les utilisatrices de drogues injectables, tandis qu’aucune des non-utilisatrices n'était infectée par le VIH. La prévalence de l’infection par le VHC était de 53,3 % chez les utilisateurs de drogues injectables de sexe masculin et de 2,6 % chez les non-utilisateurs. Les valeurs correspondantes chez les femmes étaient de 63,6 % et de 3,5 %.
Interprétation : Les infections par le VIH et par le VHC constituent un problème de santé publique important dans les prisons, où la prévalence est principalement influencée par un pourcentage élevé d’utilisation de drogues injectables chez les détenus.
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