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Sex-and age-based differences in the delivery and outcomes of critical care
CMAJ Fowler et al. 177: 1513

Résumé

Sex- and age-based differences in the delivery and outcomes of critical care

Robert A. Fowler MDCM MS, Natasha Sabur MD, Ping Li PhD, David N. Juurlink MD MSc, Ruxandra Pinto PhD, Michelle A. Hladunewich MD MS, Neill K.J. Adhikari MDCM MS, William J. Sibbald MD MPH, Claudio M. Martin MD MSc

Interdepartmental Division of Critical Care Medicine (Fowler, Adhikari, Sibbald) and the Department of Medicine (Fowler, Juurlink, Hladunewich, Adhikari, Sibbald), University of Toronto and Sunnybrook Health Sciences Centre, Toronto, Ont.; the Faculty of Medicine (Sabur), University of Calgary, Calgary, Alta.; the Institute of Clinical and Evaluative Sciences (Li, Juurlink), Toronto, Ont.; the Department of Critical Care Medicine (Pinto) and the Division of Nephrology (Hladunewich), Sunnybrook Health Sciences Centre, Toronto, Ont.; and the Department of Medicine, University of Western Ontario, and the Centre for Critical Illness Research, Lawson Health Research Institute, London Health Science Centre (Martin), London, Ont.

Correspondance : Dr Robert A. Fowler, Sunnybrook Health Sciences Centre, Rm. D478, 2075 Bayview Ave., Toronto ON  M4N 3M5; fax 416 480-6191; rob.fowler{at}sunnybrook.ca

Contexte : Des études antérieures ont suggéré que le sexe d’un patient peut influencer son admissibilité aux soins intensifs, le type de soins reçus et son évolution suite aux traitments. Notre objectif était de déterminer s’il y a un lien entre, d’une part, le sexe et l’âge des patients en phase critique et d’autre part, les différences au niveau des pratiques d’admission, des processus de soin et de l'issue clinique de ces patients,

Méthodes : Nous avons utilisé une cohorte rétrospective de 466 792 patients, dont 24 778 patients en phase critique, admis consécutivement dans des hôpitaux pour adultes de l’Ontario entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2002. Nous avons étudié l’association entre le sexe et l’âge et les facteurs suivants: l’admission aux soins intensifs (SI); l’utilisation de la ventilation mécanique, de la dialyse ou d’un cathéter de l’artère pulmonaire; la durée de séjour aux SI et à l’hôpital; le taux de mortalité aux SI, à l’hôpital et un an après l’admission.

Résultats : Parmi les 466 792 patients admis à l’hôpital, le nombre de femmes surpassait le nombre d’hommes (57,0 % vs 43,0 % pour toutes les admissions, p < 0,001; 50,1 % vs 49,9 % pour les admissions autres que celles en obstétrique, p < 0,001). Moins de femmes que d’hommes ont toutefois été admises aux SI (39,9 % vs 60,1 %, p < 0,001). Cette différence était plus marquée chez les patients âgés de plus de 50 ans. Après réajustement en fonction des diagnostics à l’admission et des comorbidités, les femmes âgées étaient moins susceptibles que les hommes âgés d’avoir été traitées aux SI (coefficient de probabilité CP 0,68, intervalle de confiance IC à 95 %, 0,66–0,71). En tenant compte de la gravité de la maladie, les femmes âgées étaient aussi moins susceptibles que les hommes âgés d’avoir été ventilées mécaniquement (CP 0,91, IC à 95 %, 0,81–0,97) ou d’avoir eu un cathéter de l’artère pulmonaire (CP 0,80, IC à 95 %, 0,73‑0,88). Même si les hommes et les femmes âgés avaient une maladie de gravité semblable au moment de l’admission aux SI, les femmes y sont demeurées un peu moins longtemps que les hommes, alors qu’elles ont séjourné plus longtemps à l’hôpital (moyenne de 18,3 vs 16,9 jours; p = 0,006). Après réajustement en fonction des différences au niveau des comorbidités, de l’origine de l’admission, du diagnostic au moment de l’admission aux SI et de la gravité de la maladie, le risque de mortalité aux SI et à l’hôpital des femmes âgées demeurait légèrement plus élevé que celui des hommes âgés (respectivement, un risque relatif de 1,20, IC à 95 %, 1,10–1,31 et de 1,08, IC à 95 %, 1,00–1,16).

Interprétation : Chez les patients âgés de 50 ans et plus, les femmes sont moins susceptibles que les hommes d’être admises aux soins intensifs et d’y recevoir certains traitements de maintien de la vie.. Elles sont également plus susceptibles que les hommes de mourir après une maladie en phase critique. Des différences dans la présentation clinique de la maladie en phase critique et dans la prise de décision ou  d’autres facteurs confondants non mesurés pourraient avoir contribué à ces résultats.





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