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Use of implantable cardioverter defibrillators in Canadian and US survivors of out-of-hospital cardiac arrest
CMAJ Birnie et al. 177: 41

Résumé

Use of implantable cardioverter defibrillators in Canadian and US survivors of out-of-hospital cardiac arrest

David H. Birnie MB ChB MD, Christie Sambell BSc, Helen Johansen PhD, Kathryn Williams MS, Robert Lemery MD, Martin S. Green MD, Michael H. Gollob MD, Douglas S. Lee MD PhD, Anthony S.L. Tang MD

De l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa (Birnie, Williams, Lemery, Green, Gollob, Tang); la Division de la statistique de la santé (Sambell, Johansen), Statistique Canada, Ottawa; et l’Institute for Clinical Evaluative Sciences (Lee), Toronto (Ontario)

Correspondance : Dr David Birnie, Ottawa Heart Institute, 40 Ruskin Rd., Ottawa ON  K1Y 4W7; fax 613 761-4407; dbirnie@ottawaheart.ca

Contexte : En l’absence de cause réversible ou de contre-indication, l’arrêt cardiaque attribuable à une arythmie ventriculaire constitue depuis 1998 une indication de classe I pour l’implantation d’un défibrillateur interne. Nous avons comparé l’utilisation du défibrillateur interne au Canada et aux États-Unis chez les adultes ayant survécu à un arrêt cardiaque.

Méthode : À partir de la banque de renseignements sur l’état de santé des personnes tenue par Statistique Canada et du National Hospital Discharge Survey des Etats-Unis, on a réuni des données sur les congés d’hôpital du 1er avril 1994 au 31 mars 2003. Ces données portaient sur tous les patients chez lesquels on a posé un diagnostic primaire d’arrêt cardiaque, de fibrillation ventriculaire ou de flutter ventriculaire au cours de la même période de neuf ans. Nous avons exclu tous les dossiers de patients chez lesquels on a posé un diagnostic secondaire d’infarctus aigu du myocarde.

Résultats : Au Canada, 3793 patients ont survécu et reçu leur congé après un arrêt cardiaque; 628 (16,6 %) d’entre eux ont reçu un défibrillateur interne avant leur congé. Le taux d’implantation a augmenté régulièrement pour passer de 5,4 % en 1994–1995 à 26,7 % en 2002–2003. Aux États-Unis, 23 688 (30,2 %) des 78 538 survivants ont reçu un défibrillateur interne avant leur congé. Une analyse de régression logistique a indiqué que le sexe, l’âge, l’exercice financier, le statut d’hôpital d’enseignement, la grosseur de l’hôpital et les antécédents d’insuffisance cardiaque des patients constituaient des prédicteurs positifs de l’implantation d’un défibrillateur interne. L’âge, l’insuffisance rénale, l’insuffisance hépatique et le cancer étaient des prédicteurs négatifs d’implantation d’un défibrillateur interne.

Interprétation : Au Canada, le taux d’utilisation du défibrillateur interne chez les personnes qui ont survécu à un arrêt cardiaque est à la hausse, mais il demeure plus faible qu’aux États-Unis.





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