Le Dr Brown travaille au Service de rhumatologie du Centre de recherche du CHUL à l'Université Laval, et le Dr Josse, au Service d'endocrinologie et du métabolisme de l'hôpital St. Michael's à l'Université de Toronto.Président du Comité consultatif scientifique
: Jacques P. Brown, MD. Coprésidents du Comité directeur : Robert G. Josse, MB, BS, et Jacques P. Brown, MD. Présidents des comités sectoriels : Abida Sophina Jamal, MD (thérapies parallèles ou complémentaires); Alexandra Papaioannou, MD, et Richard G. Crilly, MD (activité physique et prévention des chutes); Jonathan D. Adachi, MD (bisphosphonates); Kerry Siminoski, MD (calcitonine et fluorure); Brian Lentle, MD (diagnostic); Gillian Hawker, MD (médecine fondée sur les données probantes); Susan Whiting, PhD (nutrition); Jerilynn C. Prior, MD (hormonothérapie substitutive pour les femmes ménopausées); David A. Hanley, MD (facteurs de risque); Jacques P. Brown, MD (modulateurs sélectifs des récepteurs
strogéniques); Anthony B. Hodsman, MD (PTH). Membres du Comité consultatif scientifique : Jane Aubin, PhD; Susan Barr, PhD, RDN; Earl R. Bogoch, MD; Thomas Brown, PharmD; Christine Derzko, MD; Patricia Anne Fenety, PhD; Elaine E. Jolly, MD; Aliya Khan, MD (marqueurs biochimiques du remodelage osseux); Stephanie Kaiser, MD; Andrew Karaplis, MD; David Kendler, MD; Brent Kvern, MD; Darien-Alexis Lazowski, PhD; William D. Leslie, MD; Donald W. Morrish, MD; Timothy M. Murray, MD (fluorure); Wojciech P. Olszynski, MD (bisphosphonates); Louis-Georges Ste-Marie, MD; C.K. Yuen, MD. Membres des comités sectoriels : Cathy M. Arnold, MSc; George Bahsali, MD; Cameron J.R. Blimkie, PhD; Suzanne M. Cadarette, MSc, Angela M. Cheung, MD; Anthony P. Cheung, MPH; Philip D. Chilibeck, PhD; Cora Craig, MSc; Ann B. Cranney, MD; Pierre D'Armour, MD; Robert A. Faulkner, MSc; George Ioannidis, MSc; Chung-Ja Jackson, PhD; Stephanie Kaiser, MD; Karim Khan, MD; Richard Kremer, MD; France Légaré, MD; Jacqueline Lewis, MD; Pricille G. Massé, PhD; Heather McKay, PhD; Moira Petit, PhD; Robert Petrella, MD; Sheila Pride, MD; Bruce Roe, MD; Leonard Rosenthall, MD; Reinhold Vieth, PhD; Colin Webber, PhD. Scientifique principal : Shawn Davison, PhD. Conseillère rédactionnelle : Marita Kloseck, PhD.
Abstract
Objectif: Réviser et développer l'édition 1996 des lignes directrices de pratique clinique de la Société de l'ostéoporose du Canada pour la prise en charge de l'ostéoporose en y intégrant les progrès récents du diagnostic, de la prévention et de la prise en charge de l'ostéoporose, et trouver et évaluer les données probantes à l'appui des recommandations.
Options: On a passé en revue tous les aspects des soins de l'ostéoporose et des complications qui en découlent en cas de fracture y compris la classification, le diagnostic, la prise en charge et les méthodes de dépistage, ainsi que la prévention et la réduction du risque de fracture pour les réviser au besoin et les exprimer sous forme d'une série de recommandations.
Résultats: Stratégies de repérage et d'évaluation des sujets à risque, utilisation de la densité minérale osseuse et des marqueurs biochimiques pour le diagnostic et l'évaluation de la réponse à la prise en charge, recommandations sur la nutrition et l'activité physique, et sélection d'une pharmacothérapie pour la prévention et la prise en charge de l'ostéoporose chez les hommes et les femmes, ainsi que de l'ostéoporose découlant d'un traitement aux glucocorticoïdes.
Données probantes: On a fondé toutes les recommandations sur un processus justifiable et reproductible mettant en cause une méthode explicite d'évaluation et de citation des données probantes à l'appui.
Valeurs: Les membres du Conseil consultatif scientifique de la Société de l'ostéoporose du Canada, un comité directeur d'experts et d'autres intervenants, y compris des médecins de famille, des diététistes, des thérapeutes et des représentants de diverses spécialités médicales qui s'occupent de traiter l'ostéoporose (médecine gériatrique, rhumatologie, endocrinologie, obstétrique et gynécologie, néphrologie, radiologie), ainsi que des spécialistes de la méthodologie de toutes les régions du Canada, ont passé en revue toutes les recommandations.
Avantages,réjudicest coûts: Le diagnostic plus rapide et la prévention des fractures devraient réduire les fardeaux médical, social et économique imposés par cette maladie.
Recommandations: Ce document présente un aperçu des recommandations détaillées portant sur tous les aspects de l'ostéoporose. On recommande des stratégies de repérage des sujets à risque accru (c.-à-d. ceux qui présentent au moins un facteur de risque majeur ou deux facteurs mineurs) et de dépistage par absorptiométrie centrale biénergétique à rayons X (DXA centrale) à 65 ans. Les bisphosphonates et le raloxifène constituent les thérapies de première intention dans la prévention et le traitement de l'ostéoporose postménopausique. Les
strogènes et la progestine-progestérone constituent une thérapie de première intention dans la prévention et une thérapie de seconde intention dans le traitement de l'ostéoporose postménopausique. La calcitonine administrée par voie nasale est une thérapie de seconde intention dans le traitement de l'ostéoporose postménopausique. Même si l'on n'en a pas encore approuvé l'utilisation au Canada, on s'attend à ce que la hPTH(1-34) constitue un traitement de première intention de l'ostéoporose grave chez les femmes ménopausées. On ne recommande pas l'ipriflavone, la vitamine K, ni le fluorure. Les bisphosphonates constituent la thérapie de première intention pour la prévention et le traitement de l'ostéoporose chez les patients qui ont besoin d'une thérapie prolongée aux glucocorticoïdes et chez les hommes atteints d'ostéoporose. La calcitonine par voie nasale ou parentérale constitue un traitement de première intention contre la douleur associée aux fractures vertébrales aiguës. On recommande l'exercice avec impact et une prise de calcium et de vitamine D appropriée à l'âge pour prévenir l'ostéoporose.
Validation: Nous avons noté toutes les recommandations selon la valeur des données probantes. Si les preuves étaient insuffisantes et que les recommandations ne reposaient que sur un consensus, nous l'avons indiqué. Il faut considérer ces lignes directrices comme ayant un caractère évolutif et devant être actualisées à intervalles réguliers selon l'évolution du domaine.
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